21 juillet 2008

Commençons

Musique: Fantasy of a Taiwanese Opera, de Kenneth Kuo, dans l'album The memories of Boom-Mi-Pon. (www.deezer.com)

<div style="width:220px;height:55px;"><object width="220" height="55"><param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=325923&colorBackground=0x555552&textColor1=0xFFFFFF&colorVolume=0x00C7F2&autoplay=0"></param><embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=325923&colorBackground=0x555552&textColor1=0xFFFFFF&colorVolume=0x00C7F2&autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"></embed></object><br><font size='1' color ='#000000' face='Arial'>D&eacute;couvrez <a href='http://www.deezer.com/fr/kenneth-kuo.html'>Kenneth Kuo</a>!</font></div>

Puisqu'il faut un début à tout je me lance, oui, je me lance comme toujours dans la vie. Je ne crois pas qu'il y est un moment dans la vie où il n'est pas besoin de se lancer pour que l'expérience débute, commence. La vie d'ailleurs commence sous l'impulsion d'une action, en effet c'est sous le désir de concretiser un amour que deux être impulsent l'embryon d'une vie. Notre naissance dépend de notre propre moi. Encore une fois c'est nous qui impulsons le mouvement vers l'inconnu. Nous devons choisir nos voies, nos idées, nos convictions, nos croyances. Nous choisissons notre être, notre vie et choisissons ce qui la compose. L'impulsion pour ce blog est ici. Je ne promet pas longue vie à ce dernier car je me lasse vite de n'écrire que pour moi. Pourtant il est souvent dit que l'écriture n'est bonne que lorsqu'elle est écrite sous l'effet de l'hypocrisie, lorsqu'elle est écrite pour soi d'abord. Je ne déroge pas à cette règle, mais mon blog lui y déroge, mes mots littéraires sont précieusement gardés, mes mots de blogueur seront vulgairement diffusés. Puisque l'impulsion est donnée...

Une question subsidiaire se pose avant de lancer la publication de cet article. Pourquoi cette musique? Je me dois d'y répondre clairement. Cette musique parce qu'elle incarne ce qui me frappe. Lecteur, qui que tu sois, tu dois sans doute connaître une chose qui -en deça de toute loi humaine- te transperçe, te plante, te traverse. Cette musique a ce cruel effet sur moi. Elle me pénètre lentement, me rappelle ce que je suis, m'attrappe au fond et me renvoie à mes plus profonds retranchements. Je ne respire plus, comme dans une tranchée, sentant l'ennemi qui approche, je m'enterre sous un tas de terre trempée. Homme de boue j'espère quelques instants que tout s'arrête. Cette musique c'est ça. C'est une force subtile qui m'entraîne là où je ne suis pas normalement, une musique qui me ramène à ma condition. Bien que cruellement divine, elle me fait me souvenir aussi de ces longues heures passées, assis sur un tabouret inconfortable à observer le ciel, pleurant comme un enfant devant les larmes du toujours.

Nouvelliste, poète à mes heures perdues, j'essaye d'écrire quelque chose qui serait plus grand et peut-être plus fort. Cette musique m'y pousse m'inspirant pendant les quelques temps qu'elle dure. Mais vaines espérances que celles de croîre qu'un jour une musique sera susceptible de me mordre au plus profond pour me faire écrire plus longuement. Qu'une musique me poussera à faire plus qu'une quarantaine de pages écrites à la va-vite sur un cahier à la couverture de soie verte.

Si cette musique me bouleverse c'est aussi par l'espace qu'elle occupe dans l'instant et le temps. Elle prend une place inouïe dans une petite étendue de l'âme, envahie le monde d'un son extraordinaire et nous plonge dans l'infini destin. Attribuant des sentiments humains aux oeuvres je me rends compte de la tristesse du violoncelle, crachant ses pires maux dans de splendides fils. Il me donne l'impression qu'il récupère à notre bon plaisir -et selon notre bon vouloir- la tristesse du monde. Pleurant de mille sanglots, il s'envole, armé de quelque merveilleuse compagne: notre bouleversement jouissif à son écoute.

Homme d'extase, je n'ai jamais connu jusqu'à aujourd'hui que l'extase de la musique et de la littérature. Auquel je dois ajouter l'extase des sensations olfactives, visuelles et manuelles. Toucher une peau de femme, sentir les milles parfums des provinces roumaines, lire une oeuvre troublante, écouter une musique tremblante. Là sont mes seules expériences de plaisir. Le simple fait d'observer un paysage de Turner, un bleu de Klein mis-en-scène ; m'offre -en plus d'une plénitude complète- les plus horribles extases humaines. 

Connaissons nous la tristesse? Connaissons nous la beauté? Savons ce qu'est le bonheur? Sommes nous libres? Tant de questions m'oppressent, tant de questions m'enserrent, m'étouffent? Sommes nous condamnés au fatalisme? Sommes nous condamnés à ne rien ressentir d'autre que nos propres maux et ceux des autres? Sommes nous condamnés à nous faire souffrir et à faire souffrir les autres?

Répondre à ces questions, ce n'est pas là toute l'ambition de ce blog, mais il est ici pour proposer une approche subjective de ces problèmes insurmontables et pourtant simplement humain. Je parlerai de tout. Peut-être ne parlerai-je de rien...

Pour finir de me présenter je tiens à indiquer que je suis bachelier, titulaire d'un baccalauréat Littéraire, obtenu sans mention et sans travail profond et véritable. Futur étudiant de l'Ecole du Louvre, en quête constante d'un logement parisien. Pleurant chaque soir de n'avoir rien trouvé, pleurant chaque soir de voir mon rêve s'effondrer un peu plus. (A bon entendeur...^^)

Pour clore sur ces sensations de tristesse j'annonce d'ores et déjà que ce blog doit, j'espère, être lu et que j'aurai peut-être, si la chance m'aie donné, l'occasion de vous parler de toutes les choses qui m'intéressent, me touchent et me blessent.

Posté par Pierrick C à 23:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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